Vendredi 6 novembre 2009
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La machine Sarkozy est grippée. Le sondage de l'Ifop montre une nette chute de popularité. Heureusement des amis fidèles du Figaro savent mettre de l’huile dans les rouages…
a tangue de toute part pour Nicolas Sarkozy. Mais dans les moments difficiles, il est des amis fidèles sur lesquels on peut toujours compter. Ce bon camarade du jour : un sondage Ifop
pour l'hebdomadaire
Valeurs actuelles. Il s’agit-là de la première étude prenant en compte une possible candidature de Dominique de
Villepin en 2012. Quand le chef de l’Etat est crédité de 28% d’intentions de vote
« si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche
prochain » (
sic), l’ancien Premier ministre, lui, pointe à 8%. Assez pour que
Valeurs actuelles face sa « une » sur
« Villepin le dynamiteur ».
Mais ce qui est bien avec les amis fidèles comme les sondeurs, c’est qu’ensuite, quels que soient les chiffres pondus, d’autres amis fidèles peuvent s’en emparer et leur faire dire ce
qu’ils veulent. C’est le cas du
Figaro (l’ami fidèle par excellence)
qui,
sur son
site, hier, faisait une analyse très personnelle (mais pourtant pas signée) de cette enquête d’opinion :
« Nicolas Sarkozy peut
être rassuré. Malgré un bilan à mi-mandat critiqué par une majorité des Français, il reste en tête dans les intentions de votes pour la présidentielle de 2012. C'est ce qui ressort d'un
sondage Ifop riche en enseignements, à paraître jeudi dans Valeurs Actuelles
. Le chef de l'Etat y est crédité de 28% des voix. C'est
trois points de moins que son score de 2007 (31,18%), mais assez pour conserver son rang de champion naturel de la droite. » Ouf !
Ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui peut être
« rassuré », c'est nous qui le sommes !
Pas assez ?
Charles Jaigu en remet une couche aujourd'hui dans l’édition papier, lui qui a eu droit, hier, aux
confidences du Roi , fort bien décryptées ce matin par Daniel Schneidermann:
« [Nicolas Sarkozy]
sait que sa
popularité est en baisse — il perd six points dans un sondage Ifop pour Paris Match , mais il sait aussi qu'il peut encore compter sur le soutien de ses électeurs. Un autre sondage Ifop pour Valeurs actuelles
le place loin devant ses concurrents, en cas de premier tour d'une élection
présidentielle, avec 28 % des voix. »
Mais au-delà de l’interprétation que fait le Figaro du premier sondage Ifop, il reste comme à chaque fois
certaines questions en suspens. Comment a été fait le choix des prétendants à l’Elysée apparaissant dans ce sondage ? Si Villepin est candidat, pourquoi dans ces conditions faire
apparaître Martine Aubry seule et non pas Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn ? Pourquoi comptabiliser les voix qu’attireraient Marie-George Buffet et Olivier Besancenot et pas
celles dont pourrait se prévaloir Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi tester Cécile Duflot et pas un écolo-médiatique comme Nicolas Hulot ? Il reste encore un peu plus de deux années
devant nous avant l'élection présidentielle. Les sondages de cet acabit vont se multiplier. Les questions de méthode reviendront, inévitablement. Mais finalement peu importe le flacon,
pourvu que — comme au Figaro — on ait l’ivresse des chiffres… D'ailleurs, la reprise
des copains de Valeurs
Actuelles — dont le groupe Dassault est l'actionnaire unique — coûte moins cher que les études
d'OpinionWay... (1)
(1) ...qui se raréfient dans le quotidien
conservateur (tiens c'est vrai, au fait, pourquoi?)
Par Dominique
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