Mercredi 2 décembre 2009
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Il y a deux ans arrivait à la tête de notre pays, Nicolas
Sarkozy. Et depuis, quels dégâts ! Remise en cause de notre protection sociale dans sa totalité : santé, retraite, famille ; la continuation de la remise en cause de nos services publics :
privatisation d'EDF, GDF, SNCF, France Telecom ; la remise en cause de l'Education nationale ; réforme des collectivité territoriales avec la remise en cause de nos communes, départements,
régions ; remise en cause de la justice : suppression de tribunaux, des juges d'instructions, mises en place de milliers de caméras, multiplication des gardes à vues, chasse des immigrés,
des mineurs...
Et pour finir : grand débat sur l'Identité Nationale.
Et encore le catalogue est loin d'être clos : délocalisation, crise, baisse du pouvoir d'achat, protection des riches, 8 millions de pauvre, 4 millions 600 chômeurs, 900 000 fin de droit... et
combien sans abrit. Des chiffres qui font froid dans le dos.
Et les taxes vont bon train : taxe carbonne et dans le même temps on ne remets pas en cause le système qui ne peut faire bon ménage avec l'écologie, suppression de la taxe professionnelle
ressource fiscale pour les collectivités locales, franchises médicales, augmentation de la RDS et de la CSG....
La Sécurité Sociale n'est pas en déficit et peut être même et surement excédentaire !
Si nous taxions les profits boursiers au même titre qu'un salarié, si les taxes sur le tabac, l'alcool étaient reversés, il n'y aurait pas de déficit mais un
excédent. Le non versement des taxes représente un manque à gagner de 22 millions d'euros. On pourrait même avec l'excedent développer la recherche, améliorer le service public hospitalier,
prendre mieux en charge les soins dentaires, les appareillages (lunettes, orthopédique, mal entendant...), l'accompagnement des familles.
De plus, taxer les produits boursiers au même niveau qu'un salarié permettrait de créer de vrais dispensaires au plus près des gens, d'avoir une meilleure protection sociale. L'argent existe, il
suffit d'un choix politique pour un partage équitable des richesses.
Remise en cause des services publics, des territoires !
Privatiser la poste, comme a été privatiser EDF/GDF, la SNCF, France Telecom est une perte de ressources importante pour l'Etat. En effet, priviligier des actionnaires plus tôt que d'avoir des
rentrées d'argent mets à mal les finances publiques. Donc, il faut arrêter la privatisation de la Poste et renationaliser et en faire un vrai pôle public énergétique EDF/GDF, faire un
vrai service public de l'EAU, faire un vrai service public des transports en développant le ferroutage qui éviterait l'émission de CO², en améliorant le service ferré en
France.
Remettre en cause les services publics et dire qu'ils ne remplissent pas leur rôle c'est facile quand on leur baisse voir supprime les budgets, quand on préfère
donner de l'argent aux banques plutôt qu'aux écoles afin que chaque écolier de primaire puissent avoir chacun un manuel avec les nouveaux programmes. 2 millions d'élèves n'ont pas de livres, les
enseignants sont dans l'obligation de faire leurs cours avec des manuels de 2002. Partant de là, le gouvernement va priviligié le secteur privé afin de faire des "sois disant" économies et cela
va passer par ne pas remplacer les départs des enseignants, en prenant des remplaçants en CDD, de remplacer les maternelles par des jardins d'enfants en faisant payer les familles... Privatiser
le système scolaire en créant des EPEP avec la possibilité de sponsoring privé qui seront gérés par un conseil d'administration dont le ou la président-e- serait un élu. Comment maintenir la
garantie d'une école égalitaire des droits, à une transmission du savoir identique partout.
Non la crise n'est pas finie !
Non, elle n'est pas finie et on n'a pas tout vu.
Nous ne sommes pas des imbéciles et avont quand même une capacté de pouvoir comprendre et de nous poser des questions.
Comment se fait il que les banques qui étaient au bord du gouffre l'an passé a pu rembourser avec des intérêts l'Etat, combler leur déficit et prêter à l'Etat une partie du grand emprunt. Où ont
elles pu avoir si vite des fonds, sinon jouer encore à la bourse avec l'argent public. Donc, on nous enfume comme à chaque fois. Non rien à changer.
Pour le premier semestre de 2010, il va y avoir une explosion du chômage. Après la crise financière, la crise poltiique, nous allons assiter à la crise sociale. La population ne peut plus vivre
avec des salaires de misère. Tout augmente sauf les salaires, les retraites, les allocations diverses. A rappeler quand même que lors de la campagne électorale, Sarkozy avait reconnu que les
handicapés ne pouvaient pas vivre avec 670 € par mois et qu'il allait ravaloriser leur pension. Aujourd'hui rien, sinon le bouclier fiscal. Et même pour une vraie justice sociale made in Sarkozy
on va fiscaliser les indemnités journalières des accidentés du travail. Et oui, un riche peut fuir si on lui touche ses deniers par contre un handicapé lui n'a pas les moyens de fuir la
France.
Est ce irrémédiable ?
Non, rien est définitif, il faut simplement une volonté politique, des choix de société pour qu'une alternative voit le jour. Il faut absolument que les citoyens deviennent acteur de la vie
politique dans ce pays. Qu'ils se ressaisissent et que l'outil Front de Gauche qu'on a créé pour qu'ils aient un lieu d'échange, d'écoute, de force de propositions soient lors des prochaines
élections régionales en bonne position pour être un pôle de résistance à la politique de Sarkozy et à la sociale démocratie.