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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 18:34

Je reviens sur ce sujet, car je suis exaspérée par le fait que rien n'est fait pour prendre vraiment en compte ce que vivent les femmes en France et de part le monde. Le 25 novembre a été proclamée ; journée contre les violences faites aux femmes ; le 8 mars est la journée internationale des femmes et vous voyez les choses changées. Moi NON.
Encore une loi avec la mise en place du bracelet électronique. Certes avec, l'homme ne pourra pas poignardée sa conjointe ou lui taper dessus mais rien ne l'empêchera de lui tirer dessus. Et on ne parle toujours pas de soins dont auraient besoin ces violents.
Je vous mets ci dessous un document important qui prouve que rien ne bouge. Ce n'est pas une loi de plus qu'il fallait mais que les lois déjàs votés se dotent de moyens humains et financiers et qu'elles soient réellement appliquées ce qui n'est pas forcément le cas.

Depuis les années 2000, plusieurs enquêtes nationales ont tenté de dresser un bilan statistique des violences conjugales en France. Une femme sur 10 aurait déclaré être victime de « violences conjugales » selon l'
enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVFF), 2000) [1]).

Cependant, la méthodologie de cette enquête de victimation a été critiquée, notamment par Marcela Iacub, Hervé le Bras et Élisabeth Badinter. Première critique : l'enquête additionne des comportements objectivables (violences physiques) et des comportements non-objectivables (violences psychiques), lesquels sont de plus mesurés de manière très fantaisiste. Deuxième critique : seules des femmes sont interrogées, ce qui par définition enlève toute possibilité d'évaluer le nombre d'hommes violentés.

En effet, alors qu'au Canada, en 1999 et en 2004, l'Enquête Sociale générale (ESG) a évalué les victimes des deux sexes, en France il a fallu attendre 2007 pour que soit publiée une enquête, celle de l'Observatoire nationa de la délinquance (OND), qui évalue les hommes violentés.

Selon l'Etude nationale sur les décès au sein du couple, menée par la délégation aux victimes du ministère de l'intérieur, 156 femmes et 27 hommes ont été tués en 2008 par leur compagnon ou compagne [2]. Ainsi:

  • En France, en moyenne, une femme meurt tous les deux jours et demi des violences exercées par son partenaire de vie. Un homme meurt tous les quatorze jours, victime de sa partenaire. Dans la moitié des cas, la femme auteur de l'acte subissait des violences de sa part
  • 18% de toutes les morts violentes recensées en France et, dans lesquelles l'auteur a été identifié ont eu lieu dans le cadre du couple.
  • 35% des crimes conjugaux sont liés à la séparation (commission par des « ex » ou séparation en cours)
  • 34% des auteurs d'homicides, uniquement masculins, se sont suicidés après leur acte.
  • 20% des homicides sont commis sous l'emprise de l'alcool ou de produits stupéfiants.

Pour l'année 2007, les violences conjugales se chiffrent à plus de 47 500 faits constatés par les services de police et de gendarmerie, d'après l'Observatoire national de la délinquance - Grand angle n°14 - juillet 2008 [réf. nécessaire].

Enfin, selon une étude commandée par le ministère de la parité [réf. nécessaire], le « coût » des violences conjugales en France se chiffrerait, pour l'année 2006, à 1 milliard d'euros (coût santé, police-justice, logement-prestations sociales, humains, perte de production domestique[http//www.femmes-egalite.gouv.fr]).
Étude de l'OMS [modifier]

Une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé, basée sur des interviews de 24 000 personnes dans 10 pays différents, montre une prévalence de violence conjugale variant suivant le site entre 15 et 70% des femmes interrogées [3].

Dans ce cas aussi, il est dommage que les concepteurs de l'enquête n'aient pas jugé utile d'interroger les hommes, et cela officiellement pour des raisons de coût. Les hommes violentés sont aussi nombreux dans les pays du Tiers-monde que dans les pays occidentaux.

Les femmes subissent en majorité les violences au sein du couple (violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et violences sexuelles). Elles sont victimes d'hommes immatures, égocentrés ou présentant de graves troubles de la personnalité ("On reconnaîtra ici les dynamiques paranoïaques ou les aspects mégalomaniaques, privilégiant l’emprise dans leur approche de l’autre.") [rapport du Dr Coutanceau - Ministère de la cohésion sociale - 2006][4] Pour certains, la violence est la réponse « normale » à ce qu'ils considèrent comme un « refus d'obéissance », ils ont vu leur père frapper leur mère, ont une tolérance minimale à la frustration, ne savent régler autrement les conflits et trouvent donc naturel de frapper leur compagne.

Très souvent les femmes n'osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: elles se sentent coupables et responsables de l'échec du couple et de la situation de violence. Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l'ordre.

Outre les violences physiques, demeurent les violences morales, privation de libertés (enfermement, séquestration, etc.), privation d'autonomie (confiscation de revenu, de véhicule, etc.), volonté d'aliénation (aliénation économique, administrative, etc.), etc.

Il est notable de constater que la violence conjugale touche tous les milieux sociaux-culturels, y compris les plus favorisés intellectuellement comme le montre l'affaire Marie Trintignant-Bertrand Cantat.

]

Homicides conjugaux [modifier]

Les homicides entre conjoints représentent environ 20% des homicides au Canada, les trois quarts des victimes étant des femmes (soit 12% des homicides). Une étude aux États-Unis a montré que dans les homicides conjugaux, il y avait autant de victimes masculines (maricide) que féminines (uxoricide), et que dans 60 % des morts masculins, la femme se défendait de la violence de son mari.

En France a été publié en 2006, par l'observatoire national de la délinquance, une étude sur "les éléments de mesures des violences conjugales". Il a été dénombré, pour l'année 2004, 25 hommes et 162 femmes tués par un conjoint ou un concubin. [3].

Une étude, menée par la délégation aux victimes du ministère de l'intérieur et rendue public en 2008 par le secrétariat d'Etat à la solidarité, dénombre, pour l'année 2007, que 192 homicides ont été commis au sein du couple, dont 86% des victimes étaient des femmes. Cette étude a mis en exergue que: - la majorité des homicides ont lieu dans les couples dont la situation matrimoniale est établie. - la séparation est le mobile principal du passage à l'acte (35%). - cette violence s'exerçant dans le cadre familial entraîne des victimes collatérales. Ainsi un jeune enfant a été tué par son père en même temps que sa mère. - bien que cette violence touche tous les milieux sociaux, les faits ont été perpétrés le plus fréquemment dans des couples où l'un voire les deux partenaires ne travaillent pas ou plus.[4].

Prévention des violences conjugales [modifier]

Lutte contre les violences domestiques au Massachusetts

Il faut distinguer entre les actions de court terme en période de conflit aigu et la prévention de fond. La prévention de fond va recommander la panoplie de démarches de bons sens ou ajustées par la psychologie qui contribue à la santé relationnelle du couple. Faut-il rappeler que colère, violence ou passivité sont deux modes pour signifier l'impossibilité de fonctionner ? Les précautions en période de tensions entre partenaires suggèrent notamment la médiation, l'éloignement temporaire des partenaires, la résolution des autres aspects aigus dans la vie du couple ou des individus. La thérapie de couple peut permettre d'identifier les causes de l'emballement relationnel qui débouche sur des violences psychologiques ou physiques. Les approches sont multiples : Analyse transactionelle, communication non-violente, approche comportementaliste, etc.

Évolutions législatives concernant les violences conjugales [modifier]

France [modifier]

  • 1975 : Création du premier foyer Flora-Tristan pour femmes battues à Clichy
  • 1980 : La loi précise que « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui, par violence, contrainte ou surprise, est un viol »
  • 1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux. Les associations qui luttent contre les violences familiales peuvent se porter partie civile
  • 1991 : La loi définit l'abus d'autorité en matière sexuelle dans les relations de travail. Une écoute téléphonique, Femmes Info Service (01 40 33 80 60), est créé pour assister les victimes de violences conjugales.
  • 1992 : Loi renforçant l'abus d'autorité en matière sexuelle dans les relations de travail (harcèlement sexuel)
  • 1994 : Le Code pénal reconnaît comme circonstances aggravantes les violences commises par un conjoint ou un concubin et renforce la peine de réclusion criminelle pour viol.
  • 2002 : La loi sur la présomption d'innocence renforce les droits des victimes de violences.
  • 2006 : La loi renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs[8] est adoptée par le Parlement français. Elle introduit une aggravation des peines encourues "pour un crime ou un délit lorsque l'infraction est commise par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité" mais également "lorsque les faits sont commis par l'ancien conjoint, l'ancien concubin ou l'ancien partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dès lors que l'infraction est commise en raison des relations ayant existé entre l'auteur des faits et la victime". (Art. 132-80 du Code pénal). La loi modifie également d'autres articles du Code Pénal pour faire reconnaitre les violences au sein de toutes les formes de conjugalité (concubinage, PACS et mariage)
  • 2007 : loi relative à la prévention de la délinquance qui crée dans les violences volontaires et les agressions sexuelles une circonstance aggravante liée à l'emprise alcoolique ou de stupéfiants.
  • 2010 : les violences faites aux femmes deviennent la priorité de la politique sociale nationale.

Lancement par le gouvernement d'un numéro national 39 19 et d'une plate-forme internet stop-violences-femmes.gouv.fr


Je souhaiterais finir par dénoncer la violence du gouvernement sur les femmes immigrées. Cette jeune marocaine qui a refusé le mariage forcé que lui imposait son père en venant se réfugier chez son frère qui vivait en France. Mal lui en pris car son frère n'a pas supporté qu'elle fume, qu'elle s'émancipe et l'a frappée. 8 jours d'ITT. Et qui a été punie c'est elle puisque le gouvernement l'a expulsé du territoire. La loi pourtant préconisait la possibilité pour ces femmes victimes d'être régularisées et bien le gouvernement leur faire subir la double peine et pour se donner bonne conscience font du tape à l'oeil en disant on vous entend, on va leur mettre un bracelet et ils ne pourront rien faire mais c'est faux. Si on n'a pas la volonté politique de faire bouger les choses, de condamner tous ceux qui font subir de la violence aux femmes, de la discrimination on en sera toujours au même point dans 10 ans.

Par Dominique
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 20:10
Les médias font le jeu du gouvernement en appeurant la population sur une éventuelle pénurie d'essence.
Mais bon sens quand est ce que ces journalistes vont comprendre que le peuple en a marre. En a marre de ne pouvoir nourrir correctement leurs enfants, pouvoir se payer un toit. En a marre d'être bouffé par des patrons voyoux comme Total qui se font de l'or sur notre dos avec les taxes.
Ils auraient pu faire en sorte que la raffinerie de Dunkerque se transforme pour transformer le pétrole en gazoel. Ils ne l'ont pas fait pour pouvoir fermer et virer les salariés afin de faire plus de bénéfices.
Et maintenant, cela va être également de notre faute car on consomme pas assez. Et bien on consommera mieux quand on augmentera les salaires, les retraites, les minimas sociaux tant que cela ne se fera pas, on ne pourra plus consommer car le peu qu'on gagne parte dans les factures qui n'arrêtent pas d'augmenter comme GDF : 9 % au 1er avril.
C'est nous qui avons la force économique dans nos mains : pas de moyens supplémentaires, plus de consommation. On verra si ceux qui on le bouclier fiscal compenseront.
Grève dans les transports aériens avec le mouvement lancé par les aiguilleurs du ciel. Grève chez les enseignants faute de moyens supplémentaires.

Qu'on explique à l'ensemble de la population, quand, par exemple, un couple qui n'a qu'un revenu de 1500 € avec un seul enfant à charge peut y arriver avec un loyer de 650 € sans aide car un seul enfant, avec 80 € de gaz et d'électricté par mois, 45 € d'eau par mois, ave une mutuelle de 140 € en moyenne, sans compter les assurances obligatoires pour le logement et la voiture et là dessus vous compter en moyenne 140 € de taxe d'habitation par mois. Comment voulez vous que cette famille puisse s'acheter de la viande à tous les repas, les 5 fruits et légumes par jour ? Pas de vacances, pas accès à la culture, plus d'achat de livres, cd, dvd.
Et le gouvernement voudrait que cette famille qui représente la vie de plusieurs millions de familles en France puisse prendre un complément de retraite.

Et pendant ce temps là, des gens gagnent plus d'un million d'euros par mois. On veut faire pleurer en disant que Johnny Halliday paient trop d'impôts sur le revenu comme Charles Aznavour qui préfèrent aller vivre à l'étranger et voir les français de loin crever de faim, des gens qui travaillent chez nous se faire arrêter parce que des patrons sans scrupules les engagent, les exploitent fautes de papiers.
Mais une fois par an, certains se donnent bonne conscience en chantant pour la lutte contre le sida, pour les Restos du Coeur, mais c'est de la démagogie car dans le même temps, ils soutiennent ceux qui plongent le peuple dans la misère, dans la rue comme Enrico Macias, Mireille Mathieu, la liste est longue, et comme certains sportifs qui vont sur leur liste. Mais ces gens là savent ils comment vivent la majorité de leurs concitoyens. J'en doute, sinon ils ne pourraient plus se regarder le matin en se levant.
Car si certains soutiennent la droite, d'autres soutiennent la social démocratie qui n'est pas mieux car ils font de l'accompagnement du libéral dans les régions en aidant les entreprises privées au détriment des services publics au lieu d'être des pôles de résistance à ces politiques néfastes pour l'intérêt général de notre peuple.
La seule façon de pouvoir donner de l'espoir à notre peuple car oui une alternative à gauche est possible, l'argent existe. Il faut le prendre là où il est. Chez les riches qui gaspillent.
Alors les 14 et 21 mars prochain, votez et faites voter pour les listes du Front de Gauche et ses partenaires.
Et posez vous la question, pourquoi les médias ne nous invitent pas à débattre avec les autres candidats ? Tout simplement qu'avec notre projet, nous on dit comment nous allons le financer et les preuves de ce qu'on dit on les a et on les montre.
Par Dominique
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 10:40
Nous sommes en campagne et la violence est à la une. Violence scolaire, violence conjugale, violence en entreprise... nous sommes dans une société qui est responsable. Pourquoi ?

La violence conjugale

Un mal de société

Pour beaucoup d’entre nous, la violence conjugale est un épiphénomène qui se limite à de la violence physique occasionnelle sans conséquences ou qui ne prend en compte que des situations extrêmes. Or, les innombrables plaintes des victimes et de nombreuses enquêtes scientifiques démontrent qu'elle peut prendre différentes formes banalisées et touche beaucoup de femmes et dans toutes les classes sociales. Loin des préjugés, voici un rapport scientifique sur la question, actualisé de données européennes. 

Le rapport Henrion

A la demande du Secrétariat d’Etat français à la Santé et aux Handicapés, un groupe d’experts placés sous la présidence du Pr Roger Henrion, a publié en 2001 un rapport sur la violence conjugale. Ce rapport est toujours d'actualité et mérite une deuxième lecture.

La mission des experts était de recenser les données existantes sur la violence à l’encontre des femmes, évaluer l’impact des violences sur la santé physique et mentale des victimes, présenter des propositions visant à améliorer l’information et la formation des médecins à ce problème, et favoriser une prise en charge rapide et efficace des victimes. Et de fait, cette étude a servi de référence et de point de départ à de nombreuses actions du gouvernement, d'associations privées et d'ONG tant en France, en Belgique qu'ailleurs en Europe.

En 2001, cette étude concluait qu'en France une femmes interrogée sur dix était victime de violences conjugales. Aujourd'hui, cela concerne une femme européenne sur cinq !

Dans beaucoup de pays, cette violence gratuite est encore considérée comme du domaine privé, une affaire qui se règle "en famille", à l'abri des regards. Même en Belgique, ce n'est que très récemment que les affaires ne sont plus classées sans suite. Quand une femme ose dire "non" à son partenaire et porte plainte, l'auteur est poursuivi au pénal.

Ainsi, en Belgique 3700 dossiers sont ouverts chaque année pour des faits de violence conjugale. En France, tous les 3 jours une femme meurt sous les coups de son partenaire !

Etat d'un mal de société

Qui n'a pas connu dans son entourage une femme, jeune ou pensionnée, pauvre ou riche, dont le poignet était bandé ou portant des signes d'ecchymoses au visage ou sur le bras et prétendant maladroitement, parfois en présence de son mari, avoir cogné une porte, glissé sur le carrelage ou s'être blessée en jardinant. Quelques mois plus tard, vous appreniez qu'elle avait divorcé.

Et de fait, il ne faut pas chercher très loin pour vérifier l'étendue de ce mal de société. Sur cinq femmes âgées de plus de 40 ans vivant dans mon entourage, deux ont été victimes de violences conjugales au cours des dix dernières années. Heureusement pourrait-on dire dans leur cas, les violences n'ont duré que quelques mois, la femme ayant de suite quitté son époux ou inversement. Depuis, elles ont divorcé, mais contraintes et forcées, car elles aimaient leur mari...

D'un autre côté, quel est l'homme énervé par une attitude ou des paroles qui n'a jamais été violent au cours d'une dispute, jetant des objets ou tapant peut-être sur un mur ou sur un divan plutôt que sur sa compagne, ou la secouant pour ne pas la frapper. Au mieux il a pris la porte, au pire, vous connaissez la suite. Ce sont autant de signes annonciateurs de violence conjugale qu'il faut de suite canaliser et maîtriser.

Sans contrôle, cette violence gratuite à des conséquences insoupçonnées. Un tel acte place les victimes dans une situation psychologique stressante et conflictuelle, partagées entre amour et haine, union et séparation, vie de couple et solitude, mari et enfant, etc, à laquelle s'ajoute parfois des problèmes socio-économiques (problèmes de santé, problèmes administratifs, perte de revenu, etc) qui ne rendent pas la décision plus facile.

La victime se pose en effet la question de savoir si elle doit rester et continuer à endurer cette violence et subir ce stress au quotidien pour préserver son couple, ses enfants, son "bien-être" et parfois sa seule ressource financière, ou tout plaquer mais pour se retrouver seule et peut-être à la rue si elle ne travaille pas, avec toutes les tracasseries administratives à la clé.

Le divorce est l'événement le plus redouté des couples après la mort d'un proche, suivi par la perte de son travail. La violence conjugale est devenue un problème de société qui est encore trop souvent tabou, raison pour laquelle nous devons en parler pour délier les langues et sensibiliser tous les acteurs, les agresseurs potentiels, les victimes mais également les médecins à cette problématique, afin de les aider à reconnaître les événements pouvant déclencher des violences congugales et les symptômes qui en résultent.

Des séquelles physiques et psychologiques

La violence physique sur les femmes se traduit régulièrement par des contusions, ecchymoses, hématomes et fractures, le plus souvent dues à des coups portés à main nue et touchant principalement le visage, le crâne, le cou et les extrémités. Le rapport Henrion souligne aussi que "les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d’injures, de menaces et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés". Ainsi, "l’état de tension, peur et angoisse dans lequel les femmes maltraitées sont maintenues par leur agresseur peuvent produire différentes formes de troubles psychiques" : troubles émotionnels, psychosomatiques, dépression, troubles du sommeil, de l’alimentation...

Les enfants aussi sont victimes

Dans près de 70 % des cas, ces actes de violence se déroulent devant les enfants, et ils les concernent directement dans 10 % des cas, avec des séquelles physiques et psychologiques comparables à celles observées chez leur mère.

Comme le précisent les rapporteurs, "la violence dont l’enfant est témoin a les mêmes effets sur lui que s’il en était victime [et] ses enfants sont susceptibles de reproduire la violence, seul modèle de communication qu’ils connaissent"...

Et de fait, dans la plupart des cas, un cercle vicieux s'installe d'une génération à l'autre. Les enfants à naître aussi sont concernés, et les rapporteurs considèrent la grossesse comme une période particulièrement exposée aux violences conjugales.

En effet, parfois le mari ne reconnaît plus sa femme, ne souhaite pas cet enfant ou cette vie de famille, tandis que la femme de son côté, peut également parfois délaisser son mari pour s'occuper un peu plus d'elle-même ou change de caractère ou d'attitude envers lui.

Un enfant qui est issu d'une précédente union peut également être la source de conflits, et d'autant plus s'il est capricieux ou manque d'éducation.

Sans être violentes, ces attitudes parfois inconscientes peuvent déclencher des révoltes chez l'homme qui se sent "piégé", ignoré, rejeté ou est incapable d'assumer la situation, autant de sources de conflits qui peuvent se traduire par des agressions verbales ou physiques.

Profil des hommes agressifs

La majorité des agresseurs sont alcooliques (85 à 95 % des cas selon le rapport Henrion, mais cette statistique tombe de 54 % à 12 % dans d’autres études). Il s’agit pour la plupart d’impulsifs agressifs, de psychopathes ou de pervers (15 à 25 %) ou encore des hommes victimes d’abus durant l’enfance.

Quand ils sont agressifs, ces hommes ne s'en prennent pas seulement à leur femme mais également à leurs enfants. Plusieurs facteurs favorisent le développement de l'agressivité. "Quelle que soit la personnalité de l’agresseur, certains facteurs sont reconnus comme déclenchants : la jalousie, la séparation, le divorce, la mise au chômage récente du partenaire, la précarité, la grossesse, la naissance d’un enfant", précise le rapport.

Les milieux défavorisés représentent 52 % des cas de violence. Cela signifie également que les classes plus aisées sont pratiquement autant concernées. Cette violence s’observe également chez les cadres, notamment parmi "les hommes autoritaires, investis de fonctions de commandement".

Un manque d'éducation et de dialogue

De façon générale, comme dans toute vie de couple, la violence envers les femmes trouve souvent son origine dans le passé et notamment la jeunesse du partenaire masculin et sa culture. La rupture du couple qui s'en suit trouve aussi son origine dans l'éducation des partenaires et leur manque de dialogue, des facteurs souvent annonciateurs de conflits potentiels.

 

Preuve d'une meilleure sensibilisation du public au problème de la violence conjugale, au cours de la période 1990-2000, le nombre de consultations médicales pour violence a triplé et il a doublé entre 2001 et 2007.

Du fait que les jeunes adultes notamment sont mieux informés qu'hier, les femmes se décident de plus en plus tôt à parler, mais certains blocages existent encore, dus notamment aux traditions, à la culture, au manque de formation des médecins et à la peur de porter plainte par crainte des représailles ou par crainte de se retrouver sans ressources lorsqu'elles ne travaillent pas.

Mais pour autant, cela ne suffit pas. Nous sommes dans une société qui tant qu'elle ne changera pas, ne pourra pas faire évoluer les situations autrement.

Dans 90 % des cas, des enfants qui vivent la violence entre ses parents reproduiront cette violence car pour eux c'est la normalité. Et de génération en génération, cela est reconduit. La femme pense que c'est normal, sa mère était battue, et pour l'homme, son père battait bien sa mère.

La violence commence souvent par des mots, des reproches avant l'acte lui même. Petit à petit, psychologiquement la femme est mise dans un état de coupable.

J'ai en mémoire, cette jeune femme, mère de 2 enfants, vivant dans les Yvelines. Elle était secrétaire médicale. Depuis, des années, elle subissait les coups de son mari. Elle n'en parlait à personne, ni de son côté professionnel, ni du côté familial. Rien ne transpirait. Jusqu'au jour, où elle n'est pas venue travailler. Elle était morte. Son mari a cogné plus fort. Bilan : une maman au cimetière, un papa en prison et deux petits filles qui vont grandir avec cela dans la tête : notre père a tué notre mère.

Même si des choses ont effectivement un peu changé, la loi n'est pas pour autant en faveur des femmes. Elles subissent souvent la double punition, celle d'être victime et celle d'être obliger de vivre en hôtel. Normalement, la loi leur donne le droit de rester au domicile et au violent de partir. Mais ce n'est pas facile, car la plupart du temps ces femmes n'ont aucun revenu.
Les femmes ont peur de porter plainte. Il y a les menaces, le fait que c'est le père des enfants et le mettre en prison que vont penser l'entourage. C'est dur et souvent quand une femme se présente dans un commissariat rien est fait pour l'accueillir dans de bonnes conditions.
J'ai connu un commissaire de police de Sainte-Geneviève des Bois en Essonne. Il était très sensible à cette question. Il travaillait en lien avec l'association à laquelle j'appartenais "Femmes Solidaires". Quand la police était prévenue d'un conflit d'ordre familiale, il nous appelait pour que nous soyons présentes. Et nous accompagnions ces femmes du début jusqu'à la fin de la procédure. Et quand c'est nous qui arrivions à convaindre les femmes de porter plainte car ce qu'elles vivaient étaient inadmissibles, on l'appelait et nous mettait immédiatement à disposition un officier de police judiciaire.
Je pense qu'il faudrait qu'un psychiatre puisse intervenir immédiatement pendant l'entretien entre la police et la victime. Cela aiderait les femmes.
Mais après, l'homme est arrêté, il va soit avoir un rappel à la loi de la part d'un médiateur et cela je l'ai souvent vu. Soit mis en prison pour quelques mois si il récidive mais sans aucun soin et donc dès sa sortie, il recommencera. C'est cela qu'il faut changer.
Un homme violent est un malade. Il faut le soigner. Il doit être dans une structure qui fait les deux. Qui le punit parce que ce qu'il a fait est inadmissible mais il faut l'aider à comprendre pourquoi il l'a fait et faire en sorte qu'il ne recommence plus.

Mettre un bracelet électronique à ces violents, ne servira à rien. Il devra le garder jusqu'à son dernier jour de vie. Il faut des soins et cela effectivement demande des moyens contraire aux orientations gouvenrementales prises aujourd'hui. Tout est fait pour tout réduire.

Une autre chose à noter, la violence patronale. Ne devrait elle pas être aussi puni qu'un mari violent. Imaginez un salarié qui tous les jours pendant des années à fait en sorte que son patron s'enrichisse sur son dos et souvent pour des salaires qui aujourd'hui ne permettent plus de vivre dignement, qui reçoit un courrier lui demandant d'aller travailler pour 450 € en Hongrie à une condition de parler hongrois. Il faut le culpabiliser au maximum. Il n'aura pas de travail du fait de la langue qu'il ne sait pas parler. Cette violence est aussi dur. Elle détruit psychologiquement.

Et un jeune qui vit au quotidien cette violence qui l'entoure : le chômage de ses parents, la précarité, quelque fois donc la violence entre ses parents, l'alcoolisme qui augmente, l'échec scolaire dans lequel il peut être ; comment voulez-vous qu'il ne plonge pas dans cette violence lui même ? Je ne l'excuse pas, mais il faut comprendre pourquoi on en arrive là afin de pouvoir faire en sorte de l'ériguer. Certes, il faut donner les moyens à l'école. Comme le disait à juste raison Jean Luc Mélenchon du Parti de Gauche : "on a commencé par enlever la peau, ensuite la graisse, maintenant le muscle et il ne restera que l'os qu'on jettera". C'est bien ce qu'on vit en voyant dans quel état le gouvernement met l'Education Nationale à mal. On lui ote tout moyen pour faire dire qu'aux gens qu'effectivement le service public ne rend pas le service dont on pourrait en attendre et donc humainement on peut comprendre les gens mettrent leurs enfants dans les établissements privés.

Pour moi, nos gouvernents sont responsables de cette situation. C'est une vrai volonté de choix politique qu'il faut. Cette société qui va mal est dû à ce système capitaliste qui jette les gens à la rue, les exclus de tout.

C'est pour cela que je me suis engagée au Parti de Gauche. Car c'est au niveau politique qu'on peut faire changer, c'est travailler à un vrai projet politique pour notre peuple avec pour seul but lui faire reprendre goût à redevenir ou devenir acteur de sa vie, de lui faire prendre conscience qu'il est souverain et que c'est lui qui doit décider et qu'un des moyens pour se faire entendre, c'est le bulletin de vote. C'est son arme que craint la droite et ceux qui accompagnent le libéral, une arme fatale : LA DEMOCRATIE.

Par Dominique
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 09:01

 


Philipps-1.jpg


Philips ferme son usine de Dreux :
"Si la direction veut avoir la guerre, elle l'aura!"

Philipps vire ses salariés après leur avoir mis une pression inadmissible, écoeurante pendant des mois. Mettez-vous à la place d'un salarié qui a tout donné pour son entreprise, pour finir s'entendre dire, on s'en va alors vous pouvez venir si vous parlez hongrois et vous gagnerez 450 € par mois. Des salariés se sont exprimés ce matin sur RTL : http://www.rtl.fr/fiche/5932984496/les-salaries-de-philips-de-dreux-attaquent-leur-direction-en-justice.html

Dunkerque: les salariés de Total ont envahi les locaux administratifs

Mardi matin, une centaine de salariés de la raffinerie Total de Dunkerque a envahi les locaux administratifs de l'usine. Ils entendent ainsi faire pression afin d'obtenir des réponses concernant leur avenir et la pérennité du site.

"Nous ne voulons plus de 'bla-bla'", confiait David Calbet à l'Associated Press, un représentant CGT. "Les salariés sont à bout de nerf. Ils veulent savoir de quoi sera fait leur avenir. Nous ne bougerons pas, tant que nous n'aurons pas obtenu de réponses."

Les salariés se sont regroupés mardi dès 6h, à l'appel de l'intersyndicale locale CGT, Sud et FO qui avait, en début de mois, lancé un ultimatum à la direction du groupe Total, exigeant un "redémarrage de l'usine avant le 15 février", faute de quoi, ils reprendraient "en main leur outil de travail".

La direction avait pourtant fait appel à une centaine de vigiles. "L'ambiance a été chaude avec les vigiles", raconte David Calbet "mais ils n'ont pas réussi à nous empêcher d'entrer".

En solidarité avec les salariés de la raffinerie des Flandres, l'intersyndicale CGT, CFDT, Sud et FO de Total a appelé à une grève nationale mercredi et jeudi.

La raffinerie des Flandres est à l'arrêt depuis septembre 2009. Elle emploie 370 salariés directs et 450 sous-traitants. Un comité central d'entreprise (CCE) pour l'ensemble du groupe est prévu le 29 mars, avec deux points à l'ordre du jour: "évolution de la situation des sites de raffinages en France" et "information-consultation sur le projet d'évolution de l'établissement des Flandres", avec notamment des "mesures d'accompagnement social" et la "fixation du calendrier".

Le groupe Total avait annoncé le 1er février le report à la fin du premier semestre 2010 de sa décision concernant l'avenir du site dunkerquois. AP

A écouter, un salarié s'exprime :
http://www.france-info.com/france-social-2010-02-16-usine-total-de-dunkerque-les-locaux-administratifs-occupes-405585-9-44.html
Par Dominique
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 16:24

Usagers des transports publics en Ile-de-France, nous subissons des retards fréquents, des trains bondés ou annulés sans crier «gare»… Nous avons parfois le droit à un message d’excuse de la SNCF ou de la RATP.

MAIS LES VRAIS RESPONSABLES, EUX, NE S’EXCUSENT JAMAIS !

VOUS ÊTES VICTIMES DE RETARDS À RÉPÉTITION ?

VOUS POUVEZ :
- soutenir les responsables de ce chaos. En votant UMP aux élections régionales, vous encouragerez le projet UMP d’un métro classe affaires à 21 milliards d’euros qui ne desservira que les centres financiers pendant que le réseau utilisé par le plus grand nombre continuera à se délabrer.

- choisir une gauche qui ait enfin le courage de refuser les directives européennes et les politiques de libéralisation qui empoisonnent les transports publics. En votant pour la liste Ensemble pour des régions à gauche impulsée par le Front de Gauche, vous réclamerez une zone unique au tarif de la zone 1, un plan d’urgence pour nos transports et vous choisirez une gauche qui n’excuse pas les politiques libérales.

VOICI LES EXCUSES QUE NOUS N’AURONS JAMAIS !

Alain JUPPÉ (UMP) :
Le 5 mai 1997 il ne me restait que 20 jours dans le fauteuil de Premier ministre. J’ai signé en urgence le décret créant Réseau Ferré de France (RFF) pour casser la SNCF en deux. Puis Jospin qui m’a succédé n’y a pas touché ! RFF est une société indépendante, chargée d’entretenir le réseau et de le louer aux transporteurs publics ou privés qui font rouler les trains. Or, RFF est lourdement endetté et incapable d’entretenir le réseau, d’où les «incidents d’exploitation» à répétition.

Nicolas SARKOZY et Dominique DE VILLEPIN :
Ces dernières années, nous nous sommes beaucoup disputés. Mais le 13 août 2004, nous étions d’accord pour signer ensemble la loi de décentralisation qui a confié la gestion des transports d’Ile-de-France à la Région sans lui donner un centime pour faire les investissements non réalisés durant des années. Ainsi, la construction d’un tunnel pour désengorger les lignes B et D entre Châtelet et Gare du Nord est rendue impossible à cause du coût des travaux nécessaires.

Jacques BARROT, commissaire européen aux Transports UMP :
Quand je suis entré à la Commission européenne en 2004, mes collègues ont eu peur en voyant un Français s’occuper des transports. Ils ont cru que je défendrai les services publics ! Je les ai vite rassurés en faisant adopter l’ouverture du transport de voyageurs à la concurrence pour 2010. Les socialistes européens ont voté pour ! Des transporteurs privés de marchandises circulent déjà depuis 2005 au détriment des RER et Transilien. Ils provoquent de nombreux incidents et accidents. Pour affronter la concurrence, la direction de la SNCF ferme des gares et supprime des emplois.


Par Dominique
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